À l’occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide, notre dernière étude met en lumière l’avenir dangereux qui menace la vie de nos enfants, les contenus en ligne nocifs alimentant des troubles de santé mentale pouvant mener au suicide.
Les données montrent que trois quarts (74 %) des parents ont vu des contenus nocifs ciblant directement leurs enfants, notamment des promotions pour des jeux d’argent (36 %), des traitements esthétiques (35 %) et des publicités pour des régimes (30 %).
Cette exposition alimente une véritable inquiétude. Un peu moins des deux cinquièmes (64 %) des parents affirment que la santé mentale de leur enfant pourrait être affectée par les contenus en ligne. Plus de la moitié (53 %) expriment leur inquiétude quant à l’adoption de « comportements à risque » à un âge de plus en plus précoce, les jeux d’argent et la consommation d’alcool étant normalisés par une publicité agressive. Fait alarmant, plus d’un quart (28 %) des parents craignent que leurs enfants puissent avoir des pensées suicidaires ou s’automutiler en conséquence.
Neuf parents sur dix (90 %) admettent ne pas savoir ce que leurs enfants recherchent en ligne, tandis que 75 % craignent que leurs enfants ne grandissent en étant confrontés à des problèmes graves tels que la maladie mentale, l’addiction, les troubles alimentaires ou les difficultés financières. 61 % pensent que les contenus nocifs en ligne pourraient être une cause directe de ces problèmes.

Les personnes confrontées à des problèmes sous-jacents tels que l’addiction, l’endettement ou des difficultés liées à l’image corporelle présentent un risque de suicide nettement plus élevé. Les recherches montrent que les personnes souffrant de troubles liés à l’usage de substances ont jusqu’à 14 fois plus de risques de mourir par suicide1, tandis que les joueurs pathologiques présentent un risque multiplié par 152.
Les personnes ayant des problèmes d’endettement ont trois fois plus de risques d’avoir eu récemment des pensées suicidaires3. Environ un adulte sur huit (13 %) a eu des pensées suicidaires liées à des préoccupations concernant son image corporelle4. Une personne sur dix (9 %) souffrant de troubles alimentaires déclare avoir sérieusement envisagé le suicide5, ce qui souligne l’urgence d’une intervention et d’un soutien précoces.
Pourtant, seuls 27 % des parents estiment que l’école de leur enfant propose une éducation suffisante à la sécurité numérique, et seulement 29 % sont convaincus que l’école surveille activement les nouveaux risques en ligne. Fait alarmant, plus d’un quart des parents ne savent pas si un logiciel de protection est en place, et 1 parent sur 10 déclare que son école n’a rien installé du tout. Près de 2 sur 5 (37 %) l’ignorent tout simplement.
Près de la moitié des parents (45 %) déclarent ne pas savoir si la prévention du suicide est abordée à l’école, mais 97 % affirment qu’ils se sentiraient plus rassurés si un outil comme Ripple était en place.

Sam Smith, responsable de la sensibilisation éducative chez Ripple et spécialiste de la protection de l’enfance, déclare : « La Journée mondiale de prévention du suicide rappelle opportunément les inquiétudes croissantes des parents britanniques concernant la sécurité en ligne de leurs enfants. Les directives gouvernementales telles que Keeping Children Safe in Education sont essentielles, mais trop souvent traitées comme une simple formalité à cocher. Elles devraient être un point de départ, et non une solution complète.
Certaines écoles montrent l’exemple en utilisant des outils comme Ripple, qui aident à protéger les élèves des contenus nocifs en ligne, y compris ceux liés au suicide. Ces efforts sauvent des vies et doivent être reproduits à l’échelle nationale.
Protéger la santé mentale des enfants n’est pas une option ; c’est une responsabilité partagée. En cette Journée mondiale de prévention du suicide, nous appelons les écoles, les dirigeants et les décideurs politiques à passer de l’inquiétude à l’action. Grâce à une approche unie, le Royaume-Uni peut devenir un leader mondial en matière de sécurité en ligne pour les jeunes. »
Ripple est un outil numérique d’intervention en cas de crise qui intercepte les recherches en ligne nocives et oriente les utilisateurs vers un soutien en santé mentale, offrant une couche de protection essentielle au moment où l’on en a le plus besoin. Il peut être déployé gratuitement sous forme d’extension de navigateur sur les appareils gérés par toute école, tout collège ou toute université afin de protéger leurs élèves et étudiants en ligne.
Nous appelons de toute urgence l’ensemble des écoles et établissements d’enseignement - ainsi que les parents pour les ordinateurs familiaux - à télécharger cet outil afin de protéger leurs élèves et enfants contre l’accès à des contenus nocifs susceptibles de mener au suicide à l’avenir.
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Les données
L’étude a été menée en ligne en partenariat avec Research Without Barriers (RWB). Toutes les enquêtes ont été réalisées entre le 27th août 2025 et le 2nd septembre 2025 auprès d’un échantillon de 2 009 parents britanniques d’enfants âgés de 4 à 18 ans. L’ensemble de la recherche menée respecte le code de conduite du MRS (2023) au Royaume-Uni ainsi que les lignes directrices mondiales ICC/ESOMAR sur la recherche. RWB est enregistrée auprès de l’Information Commissioner’s Office et se conforme pleinement au Règlement général sur la protection des données (RGPD) et au Data Protection Act (2018).
Sources :
1) Wilcox HC, Conner KR, Caine ED, et al.
2) Université de Lund, 2019
3) Money and Mental Health Policy Institute, Money and Mental Health: The Facts, 2024
4) Mental Health Foundation, 2019
5) Borges G, et al., 2010

